La souveraineté ou autonomie alimentaire est souvent confondue avec la sécurité alimentaire. L’autonomie alimentaire se définit comme la capacité à produire assez de nourriture pour répondre à ses besoins physiologiques en énergie (glucides, lipides et protéines) pour une personne ou un groupe, la souveraineté étend cette définition à l’ensemble d’une nation. Elle englobe la production physique, les dispositions prises en ce sens et la satisfaction des besoins nationaux (consommation humaine et animale comprise). Quant à la sécurité alimentaire se définit comme la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture saine, nutritive et de façon stable. Le volet économique sous-entend que le prix et la capacité financière inhérente sont une composante essentielle du concept.
Dans l’analyse de la souveraineté alimentaire de l’Algérie, nous devons tenir comptes de plusieurs composantes que sont la démographie, les ressources naturelles en terre arables et en eau, les ressources humaines et les dispositifs ou politiques agricoles.
Démographie et répartition de la population:
Depuis l’indépendance l’Algérie a plus que qua-triplé sa population, passant de 11 à 44 millions en 2021. Une modification profonde de la répartition entre les types de population a marqué cette croissance.



Dans les graphes ci-dessus, il est évident que l’accroissement de la population urbaine se fait au détriment de la population rurale. Le taux de natalité étant pratiquement similaire dans les deux milieux, seul le phénomène de l’exode rural explique ce déséquilibre. Cette exode se fait en deux étapes distinctes.
Un premier exode de l’indépendance aux années 1967/68. Une stabilité jusqu’en 1977/78 et une reprise continue depuis cette date. Cette exode marque la concomitance de l’échec de la révolution agraire en Algérie et l’irruption des modèles économiques planétaires.
Depuis l’indépendance, la population rurale reste pratiquement à 10 millions et la faible productivité du secteur agricole conclu à un manque criant de main-d’œuvre (saisonnier ou qualifié) de celui-ci.
Répartition et usages des terres:

Production et alimentation:
Production, rendement et consommation céréalières.

Agriculture, valeur ajoutée au PIB:
Définition
Valeur ajoutée brute de l’agriculture (hors pêches fluviales et marines et foresterie), dans CITI rév. 4 «agriculture» correspond à la CITI A (divisions 01-03: cultures et production animale, sylviculture et pêche). Dans le cadre de l’ODD 6.4.1, la pêche en eau douce, la pêche maritime et la foresterie devraient être exclues de l’agriculture, mais toutes les pépinières et l’aquaculture sont incluses. La valeur ajoutée brute de l’agriculture (VABa) est calculée en additionnant toutes les productions agricoles et en soustrayant les intrants intermédiaires; mais sans déduire la dépréciation des immobilisations ou l’épuisement et la dégradation des ressources naturelles.






Émissions de carbone:

Stabilité économique et politique:



Un avis sur « Souveraineté ou sécurité alimentaire »