Une histoire d’eau

L’eau est le premier bien de l’Algérie. Elle est la première de ses ressources. De celles que ne l’on mesure que lorsqu’on l’a perdu. Une richesse qui ne vient pas à notre esprit embué de pétrole. Cette autre richesse éphémère qui gonfle d’orgueil nos vanités et obscurcit nos jugements. Pourtant cette eau garantira ou hypothèquera notre indépendance, notre avenir et notre existence. Il est de notre devoir de la sauvegarder en y apportant toute notre énergie et toutes nos espérances. On s’attèlera, par notre modeste contribution, à apporter une lumière sur le sujet, en répondant à une série de préoccupations premières.
Quel est l’état des ressources hydriques de l’Algérie? Que sera t-il face aux bouleversements climatiques et à sa démographie? Quel est l’impact de son modèle économique, agricole ou industriel sur ces fines ressources et de celles-ci sur les premières? Quels usages en faisons-nous, pour qui, pourquoi et jusqu’à quand?

Ressources:

Définitions:

  • Ressources en eau renouvelables intérieures totales: Ressources en eau renouvelables intérieures: moyenne annuelle sur le long terme de l’écoulement des cours d’eau et de l’alimentation des aquifères due aux précipitations endogènes. Pour éviter un double comptage des eaux de surface et des eaux souterraines, on déduit la partie commune à ces deux types de ressources.
    Elle est égale aux Eaux souterraines produites à l’intérieur du pays + Eaux superficielles produites à l’intérieur du pays – Part commune aux eaux superficielle et aux eaux souterraines.
  • Part commune aux eaux superficielle et aux eaux souterraines: Part des ressources renouvelables en eau douce commune aux eaux de surface et aux eaux souterraines. Cette part est égale au volume du drainage des eaux souterraines dans les cours d’eau (qui constitue généralement le débit de base des cours d’eau) moins le volume de l’infiltration des cours d’eau dans les aquifères.
  • Eaux superficielles produites à l’intérieur du pays: Moyenne sur le long terme du volume annuel des eaux de surface générées par le ruissellement direct des précipitations endogènes (ruissellement de surface) et les apports des eaux souterraines.
  • Eaux souterraines produites à l’intérieur du pays: Moyenne annuelle sur le long terme de l’alimentation des nappes souterraines due aux précipitations enregistrées à l’intérieur des frontières du pays. Les ressources du pays en eaux souterraines renouvelables sont calculées soit en estimant le taux d’infiltration annuel (dans les pays arides), soit en déterminant le débit de base des cours d’eau (dans les pays humides).
  • Ressources en eau renouvelables extérieures totales: Partie des ressources en eau renouvelables moyennes annuelles du pays non générée dans celui-ci. Elles comprennent les écoulements entrants en provenance des pays situés en amont (eaux souterraines et eaux superficielles) et une partie de l’eau des lacs et/ou des cours d’eau frontaliers. Ces ressources tiennent compte de l’écoulement réservé par des accords formels ou informels ou des traités pour les pays situés en amont (écoulement entrant) et/ou les pays situés en aval (écoulement sortant). Elles peuvent donc varier dans le temps. Dans les cas extrêmes, elles peuvent être négatives si l’écoulement réservé aux pays en aval est supérieur à l’écoulement entrant. Au vu de la topographie de l’Algérie, les quantités en jeu sont négligeables. Raison pour laquelle, on fera référence qu’aux quantités intérieures.
Répartition des eaux renouvelables en 2017

Près de 85% des 12 milliards m3 de ressources hydriques renouvelables de l’Algérie sont d’origine superficielle.

Répartition des eaux exploitables en 2017

Seul près de 8 milliards m3 d’eau renouvelable sont exploitables et près de 5 milliards le sont de manière irrégulière.

Part des ressources renouvelables par habitant

Il est clair que la part de l’eau par habitant a chuté d’une manière dramatique de 50% sur une période de 30 ans. La pression démographique est une composante fondamental dans toute politique de gestion et de répartition équitable de la ressource eau.

Prélèvements et usages:

Définition:

  • Prélèvement d’eau total: Volume annuel d’eau prélevé pour l’agriculture, les usages industriels et les collectivités. Peut inclure de l’eau des ressources d’eau douce renouvelables, ainsi que les prélèvements excédentaires d’eaux souterraines renouvelables ou les prélèvements d’eaux souterraines fossiles, l’utilisation directe d’eau de drainage agricole, l’utilisation directe d’eaux usées (traitées), et l’eau dessalée. Il n’inclut pas d’autres catégories d’utilisation de l’eau, par exemple pour l’hydroélectricité, l’extraction minière, les loisirs, la navigation et les pêches de capture (eau douce), étant entendu que ces secteurs se caractérisent par un taux de consommation totale nette très faible.
  • Prélèvement d’eau pour l’agriculture: Quantité annuelle d’eau prélevée pour l’irrigation, l’élevage et l’aquaculture et fournie de façon autonome. Peut inclure de l’eau des ressources d’eau douce renouvelables, ainsi que les prélèvements excédentaires d’eaux souterraines renouvelables ou les prélèvements d’eaux souterraines fossiles, l’utilisation directe d’eau de drainage agricole, l’utilisation directe d’eaux usées (traitées), et l’eau dessalée. L’eau destinée à l’industrie laitière, à la production de viandes et au traitement industriel de produits agricoles récoltés est incluse dans les prélèvements d’eau industrielle.
  • Prélèvement d’eau pour les usages industriels: Volume annuel d’eau prélevé pour les usages industriels de façon autonome. Peut inclure de l’eau des ressources d’eau douce renouvelables, ainsi que les prélèvements excédentaires d’eaux souterraines renouvelables ou les prélèvements d’eaux souterraines fossiles, l’utilisation directe d’eau de drainage agricole, l’utilisation directe d’eaux usées (traitées), et l’eau dessalée. En règle générale, ce secteur fait référence aux industries auto-alimentées qui ne sont pas raccordées à un réseau de distribution. Le rapport entre la consommation totale nette et le prélèvement est estimé à moins de 5 pour cent. L’eau prélevée pour le refroidissement des centrales thermiques et nucléaires est inclue, mais l’eau pour l’hydroélectricité n’est pas inclue. L’eau prélevée par des industries qui sont connectées au réseau public d’alimentation est incluse dans le prélèvement municipal.
  • Prélèvement d’eau pour les municipalités: Volume annuel d’eau prélevé essentiellement pour l’utilisation directe par la population. Peut inclure de l’eau des ressources d’eau douce renouvelables, ainsi que les prélèvements excédentaires d’eaux souterraines renouvelables ou les prélèvements d’eaux souterraines fossiles, l’utilisation directe d’eau de drainage agricole, l’utilisation directe d’eaux usées (traitées), et l’eau dessalée. Il est généralement calculé comme correspondant au volume d’eau total prélevé par le réseau public de distribution, et peut inclure la partie des utilisateurs industriels et de l’agriculture urbaine qui sont raccordés au réseau communal. Le rapport entre la consommation totale nette et le prélèvement d’eau peut varier de 5 à 15 pour cent dans les zones urbaines et de 10 à 50 pour cent dans les zones rurales.
Prélèvement d’eau de 1982-2017 par usage en milliard m3 – Source FAOSTAT

Prélèvement d’eau de 1982-2017 par usage en %- Source FAOSTAT

Prélèvement d’eau renouvelable de 1982-2017 pour l’agriculture – Source FAOSTAT

Prélèvements et Sources:

Définitions:

  • Prélèvement d’eau douce total: Somme des prélèvements d’eau superficielle, extraits des rivières, lacs et réservoirs, et d’eau souterraine extraits des aquifères. Il est égal au Prélèvement d’eau total (somme des secteurs) – Eau dessalée produite – Utilisation directe d’eaux usées municipales traitées -Utilisation directe d’eau de drainage agricole.
  • Prélèvement d’eau douce superficielle: Volume d’eau annuel brut extrait des rivières, lacs et réservoirs.
  • Prélèvement d’eau douce souterraine: Volume d’eau annuel brut extrait des aquifères. Peut inclure le prélèvement d’eau douce renouvelable, ainsi que les prélèvements excédentaires d’eaux souterraines renouvelables ou les prélèvements d’eaux souterraines fossiles.
Prélèvement d’eau de 1982-2017 par type de sourcce – Source FAOSTAT
Eau et efficacité d’utilisation.

Définitions:

  • Efficacité de l’utilisation de l’eau: Valeur ajoutée par unité d’eau utilisée exprimée en $EU/m3. Elle est égale à (Efficacité de l’utilisation de l’eau par l’agriculture irriguée x Prélèvement d’eau pour l’agriculture en % du prélèvement d’eau total / 100) + (Efficacité de l’utilisation de l’eau par les industries x Prélèvement d’eau pour les usages industriels en % du prélèvement d’eau total / 100) + (Efficacité de l’utilisation de l’eau par les services x Prélèvement d’eau pour les municipalités en % du prélèvement d’eau total / 100).
  • Efficacité de l’utilisation de l’eau par l’agriculture irriguée: Valeur ajoutée agricole par unité d’eau utilisée pour le secteur agricole, exprimée en $EU/m3 avec l’agriculture comprenant l’élevage, l’aquaculture et les cultures irriguées.
    Elle est égale à ((Agriculture, valeur ajoutée au PIB / Déflateur du PIB (2015) x 100) x % de la valeur ajoutée brute agricole produite par l’agriculture irriguée / 100) / Prélèvement d’eau pour l’agriculture / 10000000.
  • Efficacité de l’utilisation de l’eau par les industries: Valeur ajoutée MIMEC par unité d’eau utilisée pour le secteur MIMEC, exprimée en $EU/m3 avec MIMEC incluant les mines et carrières; fabrication; fourniture d’électricité, de gaz, de vapeur et de climatisation; constructions (CITI B, C, D et F).
    Elle est égale à ((Industrie, valeur ajoutée au PIB / Déflateur du PIB (2015) x 100) / Prélèvement d’eau pour les usages industriels) / 1000000000.
  • Efficacité de l’utilisation de l’eau par les services: Valeur ajoutée du secteur des services (CITI E et CITI G-T sur la base de la rév.4) divisée par l’eau utilisée pour la distribution par l’industrie de la collecte, du traitement et de l’approvisionnement en eau (CITI 36), exprimée en $EU/m3 avec des services incluant tous les secteurs de services.
    Elle est égale à ((Services, valeur ajoutée au PIB / Déflateur du PIB (2015) x 100) / Prélèvement d’eau pour les municipalités) / 1000000000.

Pluviométrie, gestion hydrique et conséquences

Définitions:

  • Stress Hydrique: Prélèvement d’eau douce en proportion des ressources en eau douce disponibles. C’est le rapport entre le prélèvement d’eau douce total par tous les principaux secteurs et les ressources renouvelables en eau douce totales, après prise en compte des exigences des besoins environnementaux en eau. Il est exprimé en pourcentage (%).
    Il est égal à 100 x Prélèvement d’eau douce total / (Ressources en eau renouvelables totales-Déficits écologiques).
  • Indice national des précipitation (NRI): Indicateur, développé par la FAO, qui représente la qualité de la saison culturale. Les résultats annuels du NRI (acronyme en anglais) prennent en considération la précipitation de l’année concernée, la précipitation moyenne de la période 1986-2000, la saisonnalité de la saison culturale principale (en distinguant entre l’hémisphère nord et sud), et quelles sont les parties du pays plus humides. La médiane de chaque période de cinq ans est fournie. Note: à cause des différences méthodologiques, cette variable n’est pas comparable à la précipitation moyenne. Il est exprimé en mm/an.
  • Indice de développement humain (IDH): Mesure sommaire du développement humain. Cet indicateur mesure les résultats moyens obtenus sur trois aspects fondamentaux du développement humain:
    1) une vie longue et en bonne santé, mesurée par l’espérance de vie à la naissance;
    2) les connaissances, mesuré par le taux d’alphabétisation des adultes (pondération des deux tiers) et taux bruts combinés de scolarisation dans le primaire, le secondaire et le tertiaire (pondération d’un tiers);
    3) un niveau de vie décent, mesuré par le produit intérieur brut (PIB) par habitant (parité de pouvoir d’achat en USD).
  • Prévalence de la sous-alimentation (moyenne sur 3 ans): Cet indicateur représente la probabilité qu’un individu sélectionné de manière aléatoire dans la population consomme une quantité de calories insuffisante pour couvrir ses besoins énergétiques nécessaires pour mener une vie saine. L’indicateur est calculé en comparant la distribution de probabilités de la consommation énergétique habituelle avec un seuil appelé le besoin énergétique minimum. Les deux sont basées sur la notion d’un individu moyen dans la population de référence. L’indicateur est calculé comme la moyenne des 3 années.
  • Nombre de personnes sous-alimentées (moyenne sur 3 ans): Nombre de personnes en état de sous-alimentation. Pour obtenir le nombre de personnes sous-alimentées, on multiplie les estimations de la prévalence de la sous-alimentation (voir terme « Prévalence de la sous-alimentation ») par celles du total de la population pour chaque pays. « Sous-alimentation » fait référence à la situation des personnes dont l’apport énergétique alimentaire est en permanence inférieur au besoin énergétique alimentaire minimal pour mener une vie saine et pratiquer une activité physique modérée. L’indicateur est calculé comme la moyenne des 3 années. Année montrée est la dernière année de la période de 3 ans.
  • Déficit écologique ou Besoins environnementaux en eau: Quantité et périodicité des débits d’eau douce nécessaires au maintien des écosystèmes d’eau douce et des moyens de subsistance et du bien-être humains qui en dépendent.
Lien du stress hydrique aux précipitation de 1982-2017 – Source FAOSTAT

Lien des précipitations aux ressources disponibles 1982-2017 par habitant – Source FAOSTAT

Lien du stress hydrique aux disponibilités des eaux renouvelables 1982-2017 par habitant – Source FAOSTAT

Lien des prélèvements d’eau et du disponible renouvelable de 1982-2017 par habitant – Source FAOSTAT

Les ressources, la consommation et les usages.

Définitions:

  • Population totale ayant accès à l’eau potable (JMP): Pourcentage de la population totale utilisant des sources améliorées d’approvisionnement en eau. Par source «améliorée», on entend une source susceptible de fournir une eau «saine», telle qu’un raccordement de l’habitation au réseau ou un puits foré. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir une relation entre l’accès à une eau «saine» et l’accès aux sources améliorées, mais l’OMS et l’UNICEF étudient la question actuellement. Par eau potable saine, on entend l’eau qui ne contient aucun agent pathogène biologique ou chimique à un niveau de concentration qui soit directement nuisible à la santé. Cela comprend les eaux de surface traitées et non traitées mais non contaminées, comme l’eau des forages protégés, des sources et des puits sanitaires. Les eaux des cours d’eau et des lacs ne peuvent être considérées saines que si la qualité de l’eau est régulièrement contrôlée et considérée acceptable par les responsables de la santé publique.Un accès raisonnable à l’eau signifie un approvisionnement en eau dans le logement ou à moins de 15 minutes de marche de celui-ci.
Accès à l’eau potable de 1992-2017 par type de population – Source FAOSTAT

Répartition de la population par type de 1962-2017 – Source FAOSTAT
Gestion des eaux usées:

Définitions:

  • Eaux usées municipales produites: Volume annuel d’effluents domestique, commercial et industriel, et d’eau de ruissellement générée lors d’orages dans les zones urbaines.
  • Eaux usées municipales collectées: par les égouts municipaux ou d’autres systèmes conventionnels de collecte. Appartiennent à cette catégorie:
    les systèmes indépendants, qui sont des systèmes individuels privés destinés à évacuer et collecter les eaux usées domestiques et autres là où il n’existe pas de réseau urbain de collecte, y compris la collecte des eaux provenant des latrines à fosse et des fosses septiques ainsi que le transport par camion des eaux usées jusqu’aux stations d’épuration.
    les systèmes collectifs, qui sont des réseaux d’égouts municipaux planifiés pour la collecte des eaux usées provenant d’habitations ou d’installations commerciales ou industrielles.
  • Eaux usées municipales traitées: Eaux usées traitées (primaires, secondaires et tertiaires) annuellement dans un pays par les stations d’épuration municipales.
    Traitement primaire: Traitement effectif des eaux usées municipales par un procédé physique et/ou chimique de dépôt des matières solides en suspension ou autre réduisant la demande biochimique sur 5 jours (DBO5) des eaux usées entrantes d’au moins 20% et le volume total des matières solides en suspension dans ces eaux d’au moins 50% avant leur rejet. Il existe différents procédés de traitement: bassin de sédimentation, fosse septique, écumage, épuration primaire améliorée chimiquement, etc.
    Traitement secondaire: Procédé de traitement effectif des eaux usées impliquant généralement un traitement biologique associé à une décantation secondaire qui permet d’éliminer au moins 70% de la demande biochimique en oxygène (DBO) et 75% de la demande chimique en oxygène (DCO) avant leur rejet. Différents procédés de traitement sont disponibles: lagunage aéré, traitement par boues activées, réacteur anaérobie à lit de boues à flux ascendant, filtres percolateurs, disques biologiques, fossé d’oxydation, digesteur de bassin de décantation. Pour les besoins de cette base de données, les procédés biologiques sont également considérés comme une épuration secondaire dans la mesure où la composition des effluents soumis à ce type de traitement est semblable à celle des effluents traités selon un procédé secondaire conventionnel. Le traitement biologique naturel, qui diffère des méthodes conventionnelles (primaires, secondaires et tertiaires), utilise des procédés biochimiques naturels, notamment: étang de stabilisation des eaux usées, marais artificiels, traitement par ruissellement de surface, techniques de film nutritif, traitement sol-aquifère, étangs d’algues, systèmes de plantes aquatiques flottantes macrophytes.
    Traitement tertiaire: Procédé de traitement effectif qui s’ajoute au traitement secondaire et permet d’éliminer l’azote et/ou le phosphore et/ou d’autres polluants spécifiques nuisant à la qualité des eaux ou à un usage particulier : pollution microbiologique, couleur, etc. Ce traitement est conçu pour éliminer au moins 95% de la demande biochimique en oxygène et 85% de la demande chimique en oxygène et/ou au moins 70% de l’azote et/ou 80% du phosphore et procéder à une épuration microbiologique. Il existe différentes méthodes de traitement: filtration sur membrane (micro-; nano-; ultrafiltration et osmose inverse), infiltration / percolation, adsorption sur charbon actif, désinfection (chloration, ozone, UV).
  • Eaux usées municipales non traitées: Les eaux usées municipales non collectées et/ou collectées qui sont rejetées sans traitement préalable. Elles sont alors considérées comme des eaux secondaires. Les eaux usées municipales collectées par des réseaux de collecte indépendants non entretenus, comme des puits d’infiltration ou des fosses septiques, sont considérées comme des eaux usées municipales non traitées, de même que les effluents provenant de stations d’épuration non opérationnelles.
  • Eaux usées municipales traitées rejetées (eaux secondaires): Les eaux usées municipales traitées qui sont déversées directement dans une masse aquatique, à l’intérieur des terres ou sur la côte, sans être destinées à un usage spécifique. Elles sont alors considérées comme des eaux secondaires.
  • Eaux usées municipales non traitées rejetées: Les eaux usées municipales qui sont déversées directement dans des masses aquatiques, à l’intérieur des terres ou sur la côte, sans traitement préalable.
Irrigation:

Surfaces irriguées en 2001:

La superficie équipée pour l’irrigation est de 569 418 ha [DZ01]. Le chiffre se réfère à l’année 2001. Les superficies équipées pour l’irrigation par wilaya ont été calculées en additionnant les superficies irriguées dans les grands périmètres, les superficies irriguées dans les petits périmètres et l’irrigation de crue.

Liens utiles:

Souveraineté ou sécurité alimentaire

La souveraineté ou autonomie alimentaire est souvent confondue avec la sécurité alimentaire. L’autonomie alimentaire se définit comme la capacité à produire assez de nourriture pour répondre à ses besoins physiologiques en énergie (glucides, lipides et protéines) pour une personne ou un groupe, la souveraineté étend cette définition à l’ensemble d’une nation. Elle englobe la production physique, les dispositions prises en ce sens et la satisfaction des besoins nationaux (consommation humaine et animale comprise). Quant à la sécurité alimentaire se définit comme la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture saine, nutritive et de façon stable. Le volet économique sous-entend que le prix et la capacité financière inhérente sont une composante essentielle du concept.

Dans l’analyse de la souveraineté alimentaire de l’Algérie, nous devons tenir comptes de plusieurs composantes que sont la démographie, les ressources naturelles en terre arables et en eau, les ressources humaines et les dispositifs ou politiques agricoles.


Démographie et répartition de la population:

Depuis l’indépendance l’Algérie a plus que qua-triplé sa population, passant de 11 à 44 millions en 2021. Une modification profonde de la répartition entre les types de population a marqué cette croissance.

Croissance démographie urbaine et rurale de 1962 à 2017 (millions de personnes).
Croissance démographie urbaine et rurale de 1962 à 2017 (%).

Dans les graphes ci-dessus, il est évident que l’accroissement de la population urbaine se fait au détriment de la population rurale. Le taux de natalité étant pratiquement similaire dans les deux milieux, seul le phénomène de l’exode rural explique ce déséquilibre. Cette exode se fait en deux étapes distinctes.
Un premier exode de l’indépendance aux années 1967/68. Une stabilité jusqu’en 1977/78 et une reprise continue depuis cette date. Cette exode marque la concomitance de l’échec de la révolution agraire en Algérie et l’irruption des modèles économiques planétaires.
Depuis l’indépendance, la population rurale reste pratiquement à 10 millions et la faible productivité du secteur agricole conclu à un manque criant de main-d’œuvre (saisonnier ou qualifié) de celui-ci.

Répartition et usages des terres:

Production et alimentation:

Production, rendement et consommation céréalières.

Agriculture, valeur ajoutée au PIB:

Définition
Valeur ajoutée brute de l’agriculture (hors pêches fluviales et marines et foresterie), dans CITI rév. 4 «agriculture» correspond à la CITI A (divisions 01-03: cultures et production animale, sylviculture et pêche). Dans le cadre de l’ODD 6.4.1, la pêche en eau douce, la pêche maritime et la foresterie devraient être exclues de l’agriculture, mais toutes les pépinières et l’aquaculture sont incluses. La valeur ajoutée brute de l’agriculture (VABa) est calculée en additionnant toutes les productions agricoles et en soustrayant les intrants intermédiaires; mais sans déduire la dépréciation des immobilisations ou l’épuisement et la dégradation des ressources naturelles.

Émissions de carbone:

Stabilité économique et politique:

Sources:

Data succinct de la FAO pour l’Algérie:

Perspectives mondiales du gaz pour 2050

Avant de poser la question de l’avenir du gaz algérien, parcourant ensemble rapidement le dernier rapport du GECF (Gas Exporting Countries Forumo u FPEG pour le Forum des pays exportateurs de gaz) de Février 2021 . C’est le pendant de l’OPEP pour le gaz.
Ce rapport décrit les perspectives de la demande, production et consommation du gaz pour 30 prochaines années.
Nous nous attacherons, à reprendre le déroulé du rapport en commentant chacun des graphiques si nous l’estimons nécessaire. Parfois, en reprendra des paragraphes entiers du rapport tels quels. Merci Google Translation. Nous nous permettrons, de faire référence au cas de l’Algérie dans la mesure du possible.
Cet article sera bien évidement, toujours en perpétuel correction et/ou modification.

Le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF ou Forum) est une organisation intergouvernementale créée en mai 2001 à Téhéran, en République islamique d’Iran. Le statut du GECF a été signé en 2008 à Moscou, en Russie. Le GECF est devenu une organisation à part entière en 2008 avec son Secrétariat permanent basé à Doha, au Qatar.
En décembre 2020, le GECF comprend onze membres et neuf membres observateurs (ci-après dénommés les pays du GECF). Les pays membres du Forum sont l’Algérie, la Bolivie, l’Égypte, la Guinée équatoriale, l’Iran, la Libye, le Nigéria, le Qatar, la Russie, Trinité-et-Tobago et le Venezuela (ci-après dénommés membres). L’Angola, l’Azerbaïdjan, l’Iraq, le Kazakhstan, la Malaisie, la Norvège, Oman, le Pérou et les Émirats arabes unis ont le statut de membres observateurs (ci-après dénommés observateurs).
Le GECF est un rassemblement des principaux producteurs de gaz du monde, dont l’objectif est d’accroître le niveau de coordination et de renforcer la collaboration entre les pays membres. Le Forum fournit un cadre pour l’échange de vues, d’expériences, d’informations et de données, ainsi que pour la coopération et la collaboration entre ses membres sur les questions liées au gaz.
Conformément aux statuts du GECF, l’organisation vise à soutenir les droits souverains de ses pays membres sur leurs ressources en gaz naturel et leurs capacités à développer, préserver et utiliser ces ressources au profit de leurs peuples, grâce à l’échange d’expériences, de points de vue, information et coordination en matière de gaz.

Conformément à la stratégie à long terme du GECF, adoptée lors de la 18e réunion ministérielle du GECF, les objectifs prioritaires du GECF sont les suivants:
• Maximiser la valeur du gaz, à savoir rechercher des opportunités qui soutiennent la maximisation durable de la valeur ajoutée du gaz pour les Pays Membres.
• Développer la vision du GECF sur l’évolution du marché du gaz grâce à des analyses et des prévisions de marché à court, moyen et long terme.
• Promouvoir la coopération, à savoir développer des voies et moyens efficaces de coopération entre les pays membres du GECF dans divers domaines d’intérêt commun.
• Promouvoir le gaz naturel, c’est-à-dire contribuer à répondre aux futurs besoins énergétiques mondiaux, assurer un développement mondial durable et répondre aux préoccupations environnementales, notamment en matière de changement climatique.
• Renforcer le positionnement international du GECF en tant qu’organisation intergouvernementale mondialement reconnue, institution de référence pour l’expertise du marché du gaz et référence pour les positions des pays exportateurs de gaz.

Le GECF Global Gas Outlook fait partie des principales initiatives et instruments clés identifiés dans la stratégie à long terme du GECF.

Projections:

Projection des prix du pétrole dans les 30 prochaines années.
Source-https://www.gecf.org/
Projection des prix du gaz les 30 prochaines années.
Projection des prix de la tonne de carbone pour les 30 prochaines années.
Projection de la demande mondiale en énergie primaire (Mtep) pour les 30 prochaine années.
Projection des tendances de la demande par région d’énergie primaire dans les 30 prochaines années.
Projection des tendances de la demande par type d’énergie primaire dans les 30 prochaines années.
Projection de la demande de Gaz naturel par région sur les 30 prochaines années.
Projection de la demande global de Gaz naturel par secteur des consommation pour les 30 prochaines années.
Projection de la demande de Gaz pour la production électrique par région du monde pour les 30 prochaines années.
Projection de la part des différentes énergies dans la production électrique pour 30 prochaines années.
Projection de la demande de Gaz naturel dans le secteur industriel dans les 30 prochaines années.
Projection de la demande mondiale en Gaz naturel dans le secteur résidentiel et tertiaire pour les 30 prochaines années.
Projection de la demande mondiale en Gaz naturel dans le secteur des transports pour les 30 prochaines années.
Perspectives de la production mondiale du Gaz naturel par aire géographique pour 30 prochaines années.
Perspectives de la production mondiale (part en bcm) du Gaz naturel par aire géographique pour 30 prochaines années.
Perspectives de la production mondiale (part en %) du Gaz naturel par aire géographique pour 30 prochaines années.


Perspectives de la production asiatique (part en bcm) du Gaz naturel par pays pour 30 prochaines années.
Perspectives de la production amérique du nord (part en bcm) du Gaz naturel par pays pour 30 prochaines années.
Perspectives de la production Moyen-Orient (en bcm) du Gaz naturel par pays pour 30 prochaines années.
Perspectives de la production Eurasie (en bcm) du Gaz naturel par pays pour 30 prochaines années.
Perspectives de la production Européenne (en bcm) du Gaz naturel par pays pour 30 prochaines années.
Perspectives de la production de l’Amérique latine (en bcm) du Gaz naturel par pays pour 30 prochaines années.
Perspectives de la production de l’Afrique (en bcm) du Gaz naturel par pays pour 30 prochaines années.
Perspectives de la production mondiale de gaz naturel par type d’hydrocarbure (bcm) pour les 30 prochaines années.
Perspectives de la production mondiale de gaz non-conventionnel (bcm) pour les 30 prochaines années.
Perspectives de la production mondiale de gaz par statut de projet et type de ressources (bcm) pour les 30 prochaines années.
Perspectives de la répartition (GECF) de la production mondiale de gaz (bcm et %) pour les 30 prochaines années.

Commerce et investissements du gaz

Perspectives de répartition du commerce gazier par type de transport et par région (bcm) pour les 30 prochaines années.
Perspectives des capacités de liquéfaction du GNL (mtpa) pour les 30 prochaines années.
Perspectives des capacités de liquéfaction du GNL (mtpa) par région du monde pour les 30 prochaines années.
Perspectives des imports/exports du GNL (mtpa) par région du monde pour les 30 prochaines années.

Conclusion du rapport: Perspectives du commerce du gaz naturel pour l’Afrique:

En 2019, les exportations de gaz naturel d’Afrique étaient d’environ 95 milliards de mètres cubes, dont 62 milliards de mètres cubes (45 tonnes de GNL) étaient exportés sous forme de GNL du Nigeria, d’Algérie, d’Angola, d’Egypte, du Cameroun et de Guinée équatoriale. Ainsi, le continent a fourni 13% des exportations mondiales de GNL. De plus, environ 33 milliards de mètres cubes de gaz de pipeline ont été échangés vers l’Europe en 2019. L’Afrique possède d’abondantes réserves de gaz naturel. Le Nigeria, l’Algérie, l’Égypte, le Mozambique, la Tanzanie, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Sénégal et la Mauritanie, ainsi que de nombreux autres pays, ont tous leurs propres ressources remarquables qui ont déjà été développées. Certaines des découvertes de gaz importantes seront plus susceptibles de répondre à la demande intérieure de gaz (par exemple en Afrique du Sud), tandis que certains grands projets africains de GNL sont conçus pour approvisionner des marchés en dehors de l’Afrique (par exemple le Mozambique). Capacité de liquéfaction de GNL. Des plans sont en cours pour accroître la production de GNL en Afrique afin de bénéficier des importantes découvertes de gaz naturel qui ont été faites dans les pays mentionnés ci-dessus. Il y a actuellement des projets totalisant 18,8 mtpa en construction, 25,2 mtpa à différents stades de FEED, 65,9 mtpa de projets proposés, ainsi que 30 mtpa de projets potentiels et bloqués qui devraient être mis en service d’ici 2050. En 2020, le Nigeria LNG (NLNG) Le projet Train-7 est le plus grand projet de financement en Afrique dans une certaine mesure, avec 3 milliards USD de financement d’entreprise. Le projet augmentera la capacité de production de GNL de 35%, passant des 22 mtpa actuels à environ 30 mtpa, et transformera et maintiendra par la suite le Nigéria comme l’un des plus grands pays exportateurs de GNL au monde. Le Mozambique deviendra le premier producteur d’Afrique d’ici le milieu des années 2030. Le pays compte plus de 90 projets de liquéfaction de GNL mtpa, dont les projets Rovuma LNG et Mozambique LNG. En Tanzanie, deux trains de GNL, chacun d’une capacité de 5 mtpa à Likong’o-Mchinga LNG, ont le statut FEED. Un supplément de 10 mtpa de projets de liquéfaction est prévu. Au Sénégal et en Mauritanie, la première phase de Tortue LNG d’une capacité de 2,5 mtpa est en cours de construction, avec un premier gaz prévu en 2022. Le projet a le potentiel de s’étendre à 10 mtpa dans les phases ultérieures. En Égypte, avec la découverte du gigantesque champ gazier de Zohr, le pays envisage de devenir un hub de gaz naturel qui reliera les échanges entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe. Dans l’ensemble, on estime que la capacité totale de liquéfaction de la région atteindra environ 218,5 mtpa d’ici 2050, soit plus que tripler la capacité d’exportation actuelle de l’Afrique. Par conséquent, la région deviendra un hub majeur de GNL à long terme. En conséquence, il est prévu que les exportations de GNL de l’Afrique atteindront environ 110 bcma (80 mtpa) d’ici 2030 et 215 bcma (160 mtpa) d’ici 2050.

Tendances et prévisions des investissements dans le gaz naturel

Investissements gaziers en amont par région 2020-2050 (milliards de dollars réels)
Émissions de CO2 liées à l’énergie en 2020 par rapport à 2019 pour les plus grands marchés émetteurs (à gauche) et par secteurs (à droite) (MtCO2)
Prévisions d’émissions de CO2 (à gauche) (Mt CO2) et taux de croissance moyen 2019-2050 des principaux indicateurs Kaya (à droite) dans les éditions GGO 2020 vs 2019 (%)
Prévisions des émissions de CO2 (scénario de référence par rapport aux scénarios cohérents en dessous de 2 ° C) (à gauche) (MtCO2) et parts de carburant dans les émissions et la demande d’hydrocarbures en 2050 (à droite) (en %)
Perspectives de la demande d’énergie primaire (Mtep) (à gauche) et mix énergétique primaire 2050 (%) (Perspectives de demande d’énergie primaire (Mtep) (à gauche) et mix énergétique primaire 2050 (%) (droite)
Émissions de production d’électricité par secteur en 2050 – RCS et CMS (MtCO2)

Facteurs de conversions

Définitions

  • Agriculture: comprend toute l’énergie utilisée dans les exploitations agricoles, dans la sylviculture et pour la pêche.
  • Gaz associé: Gaz naturel trouvé en contact ou dissous dans le pétrole brut dans le réservoir.
  • Baril d’équivalent pétrole (BOE): Le terme permet à une valeur unique de représenter la somme de tous les produits d’hydrocarbures prévus comme ressources. En règle générale, les barils de condensat, de pétrole, de bitume et de brut synthétique sont considérés comme égaux (1 bbl = 1 BOE). Les quantités de gaz et de LGN sont converties en équivalent pétrole en fonction d’un facteur de conversion qu’il est recommandé de fonder sur un contenu calorifique nominal ou un pouvoir calorifique équivalent à un baril de pétrole.
  • Biocarburants: carburants liquides dérivés de la biomasse ou des déchets de matières premières, y compris l’éthanol et le biodiesel.
  • Biomasse et déchets: matières organiques renouvelables, telles que le bois, les cultures ou les déchets agricoles, et les déchets municipaux, en particulier lorsqu’ils sont utilisés comme source de carburant ou d’énergie. La biomasse peut être brûlée directement ou transformée en biocarburants tels que l’éthanol et le méthane.
  • Bunkers: Comprend à la fois les bunkers (Soutes) marins internationaux et les bunkers d’aviation internationaux. Elles expriment la consommation en Twh/an.
  • Charbon: Comprend le charbon primaire (houille, lignite, cokéfaction et charbon vapeur) et les combustibles dérivés (y compris le combustible breveté, les briquettes de lignite, le coke de four à coke, le coke de gaz, le gaz d’usine à gaz, le gaz de coke, le gaz de haut fourneau et gaz de four en acier à oxygène). La tourbe est également incluse.
  • Méthane de houille (Coalbed methane) : Gaz naturel contenu dans les gisements de charbon. Le gaz de houille, bien que généralement principalement du méthane, peut être produit avec des quantités variables de gaz inertes ou même non inertes. [Aussi appelé gaz de veine de charbon ou gaz naturel de charbon.]
  • Condensat: Un mélange d’hydrocarbures (principalement pentanes et plus lourds) qui existent dans la phase gazeuse à la température et à la pression d’origine du réservoir, mais une fois produit, sont en phase liquide aux conditions de pression et de température de surface. Le condensat diffère des LGN à deux égards: – (1) Les LGN sont extraits et récupérés dans des usines à gaz plutôt que dans des séparateurs loués ou d’autres installations louées – (2) Les LGN comprennent les hydrocarbures très légers (éthane, propane ou butanes) ainsi que les pentanes-plus qui sont les principaux constituants du condensat.
  • Contrat de différence (Contracts for Difference): Un mécanisme de couverture du prix de l’électricité pour les énergies renouvelables entre les producteurs renouvelables et les contreparties (par exemple la Low Carbon Contracts Company au Royaume-Uni). Il permet aux producteurs de recevoir un niveau préalablement convenu pour la durée des contrats (le prix d’exercice). Dans le cadre de ce mécanisme, lorsque le prix du marché de l’électricité produite (le prix de référence) est inférieur au prix d’exercice convenu dans le contrat, une compensation est versée par la contrepartie (l’acheteur). En revanche, lorsque le prix de référence est supérieur au prix d’exercice, le producteur renouvelable (vendeur) paie la contrepartie.
  • Ressources conventionnelles: Ressources qui existent dans la roche poreuse et perméable avec équilibre de pression de flottabilité. Le pétrole initialement en place est piégé dans des accumulations discrètes liées à une caractéristique structurelle géologique localisée et / ou à une condition stratigraphique, généralement avec chaque accumulation délimitée par un contact descendant avec un aquifère, et est significativement affectée par des influences hydrodynamiques telles que la flottabilité du pétrole dans l’eau.
  • Tranche de coût: ensemble d’entités de production regroupées selon une fourchette de coûts définie.
  • Réduction (Curtailment): selon le Laboratoire national des énergies renouvelables, la réduction est une réduction de la production d’un générateur d’énergie renouvelable variable par rapport à ce qu’il pourrait autrement produire compte tenu des ressources disponibles comme le vent ou la lumière du soleil. La réduction variable des énergies renouvelables est généralement utilisée comme un moyen de réduire la production d’énergie qui ne peut pas être fournie en raison du manque de flexibilité du système électrique.
  • Projet de GNL déclassé (Decommissioned LNG project): Le projet est officiellement annoncé par le propriétaire comme étant hors service (mis hors service) ou a été inactif pendant une période de temps significative.
  • Système d’énergie distribuée: comprend les systèmes qui génèrent et fournissent des services énergétiques (services d’électricité, de cuisson ou de chauffage) indépendamment des systèmes centralisés. Pour l’énergie renouvelable, ils incluent en particulier les générateurs renouvelables hors réseau tels que les panneaux solaires domestiques.
  • Domestique: Le secteur domestique comprend l’énergie utilisée dans les secteurs résidentiel, commercial et agricole. La consommation d’énergie domestique comprend le chauffage et la climatisation des locaux, le chauffage de l’eau, l’éclairage, les appareils électroménagers et l’équipement de cuisson.
  • Gaz sec (Dry gas): Gaz naturel restant après l’élimination des liquides d’hydrocarbures avant le point de référence. Il faut reconnaître qu’il s’agit d’une définition d’évaluation des ressources et non d’une définition de comportement de phase. (Aussi appelé gaz pauvre).
  • Production d’électricité: définie comme la quantité totale d’électricité produite par l’électricité uniquement ou par des centrales de production combinée de chaleur et d’électricité, y compris la production nécessaire pour son propre usage. Ceci est également appelé génération brute.
  • Secteur de l’énergie: couvre l’utilisation de l’énergie par le secteur non énergétique et les pertes d’énergie lors de la conversion de l’énergie primaire sous une forme pouvant être utilisée dans les secteurs de consommation finale. Il comprend les pertes des usines à gaz, des raffineries de pétrole, des hauts fourneaux, des fours à coke, de la transformation et de la liquéfaction du charbon et du gaz. Il comprend également l’énergie utilisée dans le réseau de distribution. Les transferts et les différences statistiques sont également inclus dans cette catégorie.
  • Enhanced oil recoveryou (EOR) ou Récupération améliorée du pétrole: Extraction de pétrole supplémentaire, au-delà de la récupération primaire, à partir de réservoirs naturels en complétant les forces naturelles dans le réservoir. Il comprend l’injection d’eau et l’injection de gaz pour le maintien de la pression, les processus secondaires, les processus tertiaires et tout autre moyen de compléter les processus de récupération des réservoirs naturels. Une récupération améliorée comprend également des processus thermiques et chimiques pour améliorer la mobilité in situ des formes visqueuses de pétrole. (Aussi appelé récupération améliorée).
  • Installations de production de gaz existantes: celles qui sont en production à partir de 2020.
  • Existing LNG projec ou Projet GNL existant: capacité existante qui a atteint le démarrage commercial. Inclut des projets d’arrêt temporaire. Pour les FSRU, les navires sont affrétés au port sur une base régulière.
  • Feed-in premium ou Prime de rachat: mécanisme de soutien aux politiques renouvelables qui offre une compensation en fonction des conditions du marché. Dans ce mécanisme, l’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables est vendue sur le marché au comptant de l’électricité et les producteurs d’énergie renouvelable reçoivent une prime en plus du prix de marché de leur production d’électricité. Aucune prime n’est payée si les prix du marché sont supérieurs au niveau tarifaire de référence.
  • FEED completed LNG project ou FEED a terminé le projet GNL: Projet qui a terminé l’ingénierie et la conception frontales (FEED) (pour le segment amont et de liquéfaction).
  • Feed-in tariff ou Tarif de rachat: un mécanisme de soutien aux politiques d’énergies renouvelables qui offre une compensation fixe aux producteurs d’énergies renouvelables, offrant une certitude des prix et des contrats à long terme qui aident à financer les investissements dans les énergies renouvelables. Le niveau de compensation est basé sur le coût de production de chaque technologie.
  • Feedstock ou Matières premières: Comprend les matières premières des raffineries et les matières premières pétrochimiques.
  • Final Investment Decision (FID) ou Décision finale d’investissement (DFI): étape d’approbation du projet lorsque les entreprises participantes ont fermement accepté le projet et le financement en capital requis.
  • Flare gas ou Gaz de torche: La quantité totale de gaz évacué et/ou brûlé dans le cadre des opérations de production et de traitement (mais pas comme combustible).
  • Gas exports (upstream volumes) ou Exportations de gaz (volumes en amont): volumes de gaz expédiés par un pays exportateur de gaz vers un pays importateur, y compris toutes les pertes (pipelines, liquéfaction, expédition et re-gazéification).
  • Gas hydrates ou Hydrates de gaz: substances cristallines naturelles composées d’eau et de gaz, dans lesquelles un réseau solide d’eau accueille des molécules de gaz dans une structure en forme de cage ou clathrate. Dans des conditions de température et de pression standard, un volume d’hydrate de méthane saturé contiendra jusqu’à 164 volumes de méthane gazeux. Les hydrates de gaz sont inclus dans les ressources non conventionnelles, mais la technologie pour soutenir la maturité commerciale doit encore être développée.
  • Gas imports (end use volumes) ou Importations de gaz (volumes d’utilisation finale): volumes nets de gaz livrés par un pays exportateur à un pays importateur, sans compter les pertes pendant l’expédition.
  • Heat energy ou Énergie thermique: obtenue à partir de la combustion de combustibles, de réacteurs nucléaires, de réservoirs géothermiques, de la capture de la lumière solaire, de procédés chimiques exothermiques et de pompes à chaleur qui peuvent l’extraire de l’air ambiant et des liquides. Il peut être utilisé pour le chauffage ou le refroidissement, ou converti en énergie mécanique pour les véhicules de transport ou la production d’électricité. La chaleur commerciale vendue est déclarée dans la consommation finale totale, les intrants de combustible étant alloués à la production d’électricité.
  • Heat generation ou Production de chaleur: fait référence à l’utilisation de combustible dans les centrales thermiques et les centrales de production combinée de chaleur et d’électricité (CHP).
  • Heat Plants ou Centrales thermiques: Désigne les installations (y compris les pompes à chaleur et les chaudières électriques) conçues pour produire de la chaleur.
  • Hydropower ou Hydroélectricité: Le contenu énergétique de l’électricité produite dans les centrales hydroélectriques.
  • Industry ou Industrie: Comprend le carburant utilisé dans les industries de la fabrication et de la construction. Les principaux secteurs industriels comprennent le fer et l’acier, la chimie et la pétrochimie, les métaux non ferreux, les minéraux non métalliques et d’autres industries manufacturières.
  • In FEED LNG project ou Dans le projet FEED GNL: Le projet a démarré FEED (pour le segment amont ou de liquéfaction).
  • International aviation bunkers ou Soute de l’aviation internationale: Comprend les livraisons de carburants d’aviation aux aéronefs pour l’aviation internationale. La répartition nationale / internationale est déterminée en fonction des lieux de départ et d’atterrissage et non en fonction de la nationalité de la compagnie aérienne.
  • International marine bunkers ou maritimes internationaux: Couvre les quantités livrées aux navires de tous les pavillons engagés dans la navigation internationale. La navigation internationale peut avoir lieu en mer, sur les lacs et voies navigables intérieurs et dans les eaux côtières. La consommation des navires engagés dans la navigation intérieure est exclue. La répartition nationale/internationale est déterminée par le port de départ et le port d’arrivée, et non par le pavillon ou la nationalité du navire.
  • Nationally Determined Contributions (NDCs ou Contributions déterminées au niveau national (CDN): Contributions prévues déterminées au niveau national (INDC) après leur ratification par les gouvernements individuels. Ils incluent les engagements des pays en matière d’atténuation et d’adaptation des GES soumis à la CCNUCC dans le cadre de l’Accord de Paris.
  • Natural gas liquids (NGLs) ou Liquides de gaz naturel (GNL): Un mélange d’hydrocarbures légers qui existent en phase gazeuse dans le réservoir et sont récupérés sous forme de liquides dans les usines de traitement du gaz. Les LGN diffèrent des condensats à deux égards principaux:
    – (1) les LGN sont extraits et récupérés dans des usines à gaz plutôt que des séparateurs loués ou d’autres installations louées, et
    – (2) les LGN comprennent des hydrocarbures très légers (éthane, propane ou butanes) ainsi que les pentanes-plus qui sont les principaux constituants des condensats.
  • Natural gas production capacity ou Capacité de production de gaz naturel: Les volumes potentiels de gaz naturel prêt à être produit par les puits développés et les unités de traitement associées à une entité de production.
  • Natural gas production ou Production de gaz naturel: production commercialisée, y compris les ventes intérieures et les exportations.
  • Natural Gas Proven Reserves ou Réserves prouvées de gaz naturel: Se réfère aux réserves existantes, aux nouveaux projets et aux ressources de gaz non conventionnelles (existantes).
  • Natural gas ou Gaz naturel: Portion de pétrole qui existe soit en phase gazeuse, soit en solution dans du pétrole brut dans un réservoir, et qui est gazeuse aux conditions atmosphériques de pression et de température. Le gaz naturel peut contenir une certaine quantité de non-hydrocarbures.
  • New project gas production ou Nouveau projet de production de gaz: champs découverts mais non encore développés ou en développement.
  • Non-energy use ou Utilisation non énergétique: Combustibles utilisés pour les produits non énergétiques, à l’exclusion de l’utilisation comme matière première dans les usines pétrochimiques. Des exemples de produits non énergétiques comprennent les usines à gaz, les fours de cuisson, les lubrifiants, les cires de paraffine, l’asphalte, le bitume, les goudrons de houille et les huiles comme agents de préservation du bois.
  • Nuclear ou Nucléaire: Désigne l’équivalent en énergie primaire de l’électricité produite par une centrale nucléaire, en supposant un rendement de conversion moyen de 33%.
  • Oil ou Pétrole: Comprend la demande de pétrole brut conventionnel et non conventionnel et de produits pétroliers, y compris le gaz de raffinerie, l’éthane, le GPL, l’essence d’aviation, l’essence à moteur, les carburéacteurs, le kérosène, le gazole / diesel, le fioul lourd, le naphta et d’autres produits pétroliers , lubrifiants, bitume, paraffine, cires et coke de pétrole) et liquides de gaz naturel, mais exclut les biocarburants et les produits à base de pétrole synthétique.
  • Oil sands ou Sables bitumineux: gisements de sable très saturés de bitume naturel. Aussi appelé «sables bitumineux». À noter que dans les gisements tels que les sables bitumineux de l’ouest du Canada, des quantités importantes de bitume naturel peuvent être contenues dans une gamme de lithologies, y compris les siltstones et les carbonates.
  • Petrochemical Feedstocks ou Matières premières pétrochimiques: L’industrie pétrochimique comprend des procédés de craquage et de reformage dans le but de produire de l’éthylène, du propylène, du butylène, du gaz de synthèse, des aromatiques, du butadiène et d’autres matières premières à base d’hydrocarbures dans des processus tels que le vapocraquage, les usines d’aromatiques et le reformage à la vapeur.
  • Power generation ou Production d’électricité: fait référence à la consommation de carburant dans les centrales électriques et les centrales de production combinée de chaleur et d’électricité (CHP).
  • Pre-FEED LNG project ou Projet Pre-FEED GNL: Le projet a officiellement annoncé qu’il a commencé le pré-FEED (pour le segment amont ou de liquéfaction).
  • Probable reserves ou Réserves probables: Une catégorie incrémentielle de quantités récupérables estimées associée à un degré d’incertitude défini. Les réserves probables sont les réserves supplémentaires qui sont moins susceptibles d’être récupérées que les réserves prouvées mais plus sûres d’être récupérées que les réserves possibles. Il est également probable que les quantités restantes réelles récupérées seront supérieures ou inférieures à la somme des réserves prouvées et probables estimées (2P). Dans ce contexte, lorsque des méthodes probabilistes sont utilisées, il devrait y avoir au moins 50% de probabilité que les quantités réelles récupérées soient égales ou supérieures à l’estimation 2P.
  • Production entity ou Entité de production: un champ de gaz, ou un groupe de champs de gaz situés dans la même zone, ou des prospects géologiques gaziers à partir desquels la production de gaz naturel commercialisé devrait être disponible et économiquement viable.
  • Production signature ou Signature de production: une courbe qui modélise la vitesse à laquelle les réserves de gaz récupérables restantes seront produites, sans endommager le réservoir correspondant.
  • Proposed LNG project ou Projet de GNL proposé: capacité proposée et planifiée qui n’a pas encore démarré FEED. Comprend les projets qui ont terminé le pré-FEED mais pas encore commencé FEED.
  • Proved reserves ou Réserves prouvées: Ces quantités qui, par l’analyse des données géoscientifiques et d’ingénierie, peuvent être estimées avec une certitude raisonnable comme étant commercialement récupérables à partir d’une date donnée à partir de réservoirs connus et dans des conditions économiques, des méthodes d’exploitation et des réglementations gouvernementales définies.
  • Refinery Feedstocks ou Matières premières de raffinerie: huile transformée destinée à un traitement ultérieur (par exemple, mazout pur ou gazole sous vide) autre que le mélange dans l’industrie du raffinage. Il est transformé en un ou plusieurs composants et / ou produits finis. Cette définition couvre les produits finis importés pour être absorbés par les raffineries et ceux renvoyés de l’industrie pétrochimique à l’industrie du raffinage.
  • Renewables ou Énergies renouvelables: géothermie, hydroélectricité, solaire photovoltaïque (PV), énergie solaire à concentration (CSP), énergie éolienne et marine (marée et vague) pour la production d’électricité et de chaleur.
  • Réserves: Les quantités de pétrole dont on prévoit qu’elles pourront être commercialement récupérées par l’application de projets de développement à des accumulations connues à partir d’une date donnée dans des conditions définies. Les réserves doivent répondre à quatre critères: elles doivent être découvertes, récupérables, commerciales et restantes (à une date donnée) en fonction du ou des projets de développement appliqués.
  • Residential ou Résidentiel: énergie utilisée par les ménages, y compris le chauffage et la climatisation des locaux, le chauffage de l’eau, l’éclairage, les appareils électroménagers, les appareils électroniques et les équipements de cuisine.
  • Shale gas ou Gaz de schiste: Bien que les termes gaz de schiste et gaz de réservoir étanche soient souvent utilisés de manière interchangeable dans le discours public, les formations de schiste ne sont qu’un sous-ensemble de toutes les formations étanches à faible perméabilité, qui comprennent les grès et les carbonates, ainsi que les schistes, en tant que sources de production de gaz de confinement.
  • Speculative LNG project ou Projet de GNL spéculatif: Capacité que le GECF estime être une possibilité à long terme pour un approvisionnement futur de liquéfaction basé sur les réserves disponibles, mais qui n’a pas été officiellement proposée par une entreprise.
  • Stalled LNG project ou Projet de GNL bloqué: Projet non officiellement annulé mais qui n’a pas progressé ces dernières années.
  • Tight gas ou Gaz étanche: Gaz qui est piégé dans l’espace poreux et se fracture dans des roches à très faible perméabilité et / ou par adsorption sur kérogène, et éventuellement sur des particules d’argile, et est libéré lorsqu’un différentiel de pression se développe. Il nécessite généralement une fracturation hydraulique extensive pour faciliter la production commerciale. Le gaz de baleine est un sous-type de gaz étanche.
  • Total final consumption ou Consommation finale totale: somme de la consommation des différents secteurs d’utilisation finale. La TFC est ventilée en demande d’énergie dans les secteurs suivants: industrie, transport, usage domestique (y compris résidentiel, commercial et agricole) et utilisation des matières premières.
  • Total primary energy demand ou Demande totale d’énergie primaire: représente la demande intérieure uniquement et se décompose en production d’électricité, production de chaleur, raffinerie, secteur de l’énergie, secteur non énergétique et consommation finale totale.
  • Transport: Combustibles et électricité utilisés pour le transport de marchandises ou de personnes sur le territoire national, quel que soit le secteur économique dans lequel l’activité se déroule. Cela comprend le carburant et l’électricité livrés aux véhicules empruntant la voie publique ou destinés à être utilisés dans les véhicules ferroviaires; carburant livré aux navires pour la navigation intérieure; carburant livré aux aéronefs pour l’aviation intérieure; et l’énergie consommée pour la livraison de carburants par pipelines. Le carburant livré aux soutes maritimes et aéronautiques internationales n’est présenté qu’au niveau mondial et est exclu du secteur des transports au niveau national.
  • Unconventional gas production ou Production de gaz non conventionnel: gisements associés à des ressources gazières provenant soit de méthane de houille, de schiste étanche ou d’autres ressources qui nécessitent des techniques de développement spéciales.
  • Unconventional resources ou Ressources non conventionnelles: Des ressources non conventionnelles existent dans les accumulations de pétrole qui sont omniprésentes dans une vaste zone et qui manquent de contact pétrole / eau (OWC) ou de contact gaz / eau (GWC) bien défini (également appelés «gisements de type continu»). Ces ressources ne peuvent pas être récupérées à l’aide de projets de récupération traditionnels en raison de la viscosité des fluides (p. Ex. Les sables bitumineux) et / ou de la perméabilité des réservoirs (p. Ex. Gaz étanche / pétrole / CBM) qui entravent la mobilité naturelle. De plus, le pétrole extrait peut nécessiter un traitement important avant la vente (par exemple, des usines de valorisation de bitume) .
  • Under construction LNG project ou Projet GNL en construction: capacité actuellement en construction ou en cours de mise en service. calculé en fonction de la probabilité de trouver des réserves dans certaines zones géologiques.
  • Yet-to-Find (YTF): fait référence au volume théorique des réserves de gaz non découvertes, calculé en fonction de la probabilité de trouver des réserves dans certaines zones géologiques. YTF suppose également que les progrès technologiques rendront économiquement faisable l’extraction du gaz à l’avenir.

Index et abréviations:

GECF « Gas Exporting Countries Forum » ou « Forum des pays exportateurs de gaz »: Algeria, Bolivia, Egypt, Equatorial Guinea, Libya, Islamic Republic of Iran, Nigeria, Qatar, Russia, Trinidad and Tobago, and Venezuela
Investissements passés et futurs.

  • Mpta: million tonnes per annum
  • LNG: liquefied natural gas
  • CCS: carbon capture and storage
  • FEED: Front End Engineering Design
  • GGO: Global Gas Outlook
  • Mtoe: Million tonne oil equivalent

L’alternative au « Tout pétrole »: transition énergétique et les renouvelables.

Dernières nouvelles de la planète gazière

On dit souvent que l’Algérie est pays principalement gazier, que nous apprend précisément le dernier bulletin annuel statistiques 2020 du GECF à ce sujet? Celui-ci couvre les principaux indicateurs du gaz naturel des 10 dernières années et donne aussi un détail mensuel pour l’année 2019 pour l’ensemble des pays adhérents au GECF. Cet article viendra en complément à celui du rapport des perspectives du GECF sur les 30 prochaines années. Nous resituerons la place de l’Algérie dans ce marché dans le mix énergétique mondial. Il y a lieu de se poser la question de la situation exact du pays vis à vis de cette manne ou devrions-nous dire cette rente précaire.

Chiffres principaux du GECF

Chiffres de la chaîne de valeur du gaz GECF (Bcm ou milliard mètre cube)
Source-https://www.gecf.org

Dans ce premier tableau, on peut constater que les « Réserves de gaz naturel prouvées » des pays du GECF représente 70 ans de la « Production brute de gaz naturel » au rythme de 2019. La « Production commercialisée » quant à elle ne représente que 80% de cette dernière. Une partie des gaz (hors les pertes, le torché, etc..) est ré-injectée dans des puits pétroliers. La grande majorité est consommée dans le pays de gaz naturel à près de 65%. Enfin, l’exportation se fait à 68% par pipeline. Donc le gaz est un marché très régionalisé. Ce que nous confirme le tableau suivant:

Production brute et commercialisée de gaz naturel (GECF), consommation intérieure et exportations (total) 2010-2019
Source-https://www.gecf.org

Comme nous le verrons plus loin, le différentiel entre la production brut et la production commercialisable, se partage entre la ré-injection des puits (notamment pétrolier), le « torchage », les pertes et les extractions des liquides et condensats.

Principaux chiffres des pays du GECF en 2019
Source-https://www.gecf.org

Au rythme actuel de la production et des réserves prouvées à ce jour, l’Algérie a encore, seulement 25 ans de gaz naturel. Dont plus de 52% consacré à la consommation interne. On le verra plus loin, cette tendance va en augmentant. 60% des exportations passent par les pipelines. Leurs débouchés sont principalement européens. Cependant l’Algérie c’est dotée d’une flotte de méthaniers afin d’élargir son marché.

PIB, exportations et importations de biens et services (Membre du GECF et pays observateurs)
Source-https://www.gecf.org

Sur ce graphique, seuls pour l’Algérie et l’Égypte, les exportations ne couvrent pas les importations. Ce qui n’est pas le cas des autres pays exportateurs de gaz.

Production brute et commercialisée de gaz naturel, consommation intérieure et exportations 2019 en GM3 (Membre du GECF et pays observateurs)
Source-https://www.gecf.org

Des pays comme l’Iran ou l’Égypte consomment pratiquement toute leurs production commercialisable. L’Algérie est à part égale. Cependant avec l’Iran (Nigeria et Venezuela dans une moindre mesure) elle ré-injecte un delta significatif (Production brute – Production commercialisable) dans les puits pétroliers. Cela peut avoir deux raisons: une déplétion géologique avancée (pétrolier) ou des moyens d’exploitations pétrolier obsolescents (manques d’investissements). La nécessité de maintenir la pression des puits pétroliers conclue à une « subvention » du pétrole par le gaz.

Population et population active

La structure démographique implique les attentes qu’ont les pays GECF vis à vis des ressources fossiles. Une démographie croissante signifie une consommation croissante et des exportations décroissants. La part de la population active, détermine la part de la richesse qui sera tirée du travail ou de la rente. Inutile de compter sur une productivité pour une population jeune. Les attentes de la rente s’en d’autant plus fort que la part de la population inactive est grande.

A gauche, évolution de la population (en millions) de 2010 à 2019 et à droite la population active
Source-https://www.gecf.org

La population active comprend les personnes âgées de 15 ans et plus qui fournissent de la main-d’œuvre pour la production de biens et de services pendant une période déterminée. Il comprend les personnes qui ont actuellement un emploi et les personnes au chômage mais à la recherche d’un emploi ainsi que les demandeurs d’emploi pour la première fois. Cependant, tous ceux qui travaillent ne sont pas inclus. Les travailleurs non rémunérés, les travailleurs familiaux et les étudiants sont souvent omis, et certains pays ne comptent pas les membres des forces armées.
Ce tableau récapitulatif, nous montre clairement l’extrême augmentation de la population (des pays du GECF) et de son décrochage par rapport à la population active. L’Algérie a cru de 21% en 10 ans mais sa population active de seulement 11%. Le rapport démographique pèse dans la répartition du PIB. Ce décrochage est pour l’ensemble des producteurs de gaz comme le montre le graphe ci-dessous.

Source-https://www.gecf.org

PIB

Le PIB est la somme de la valeur ajoutée brute de tous les producteurs résidents de l’économie plus les taxes sur les produits et moins les subventions non incluses dans la valeur des produits. Les données sont en dollars américains courants. Les chiffres en dollars du PIB sont convertis à partir des monnaies nationales en utilisant les taux de change officiels d’une seule année.
Quant au Taux de croissance annuel en pourcentage du PIB aux prix du marché est basé sur la monnaie locale constante. Les agrégats sont basés sur le dollar américain constant de 2010.

Tableau des PIB des pays du GECF (en milliards de dollars américains courant)
Source-https://www.gecf.org
Graphe des PIB des pays du GECF (en milliards de dollars américains courant)
Source-https://www.gecf.org

Tableau PIB par habitant des pays du GECF (USD courants)
Source-https://www.gecf.org
Graphe PIB par habitant des pays du GECF (USD courants)
Source-https://www.gecf.org

La chute du PIB à partir de 2014 est directement liée à celui des prix des hydrocarbures. Cette chute représente 30% (PIB par habitant) entre l’année la plus haute (2012) et 2019. Rien qu’on comparant cette dernière année avec la moyenne des 9 années précédente, c’est pas moins de 17% de perte de richesse. Certes le taux de croissance de la population est de 2% en moyenne par an. La population est augmenté de 16% entre 2012 et 2019. La part du gâteau rétrécit.

Exportations et importations de biens et services

Export des biens et services (en milliards de $ courant à gauche et en % à droite)
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Import des biens et services (en milliards de $ courant à gauche et en % à droite)
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Inflation

Inflation Prix à la consommation (% annuel)
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Indicateurs énergétiques

Il est important de connaitre la part de l’énergie dans la création d’une richesse. Pour cela le GECF publie deux indicateurs clé. L’intensité énergétique et la consommation de pétrole par habitant.

Niveau d’intensité énergétique de l’énergie primaire (MJ / $ 2011 PPA PIB)
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Le rapport entre l’offre d’énergie et le produit intérieur brut mesuré à de la parité de pouvoir d’achat. L’intensité énergétique est une indication de la quantité d’énergie utilisée pour produire une unité de production économique. Un rapport inférieur indique que moins d’énergie est utilisée pour produire une unité de sortie.

Consommation d’énergie (kg d’équivalent pétrole par habitant)
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L’utilisation de l’énergie primaire, avant la transformation en d’autres carburants finaux, équivaut à la production locale plus les importations et les variations des stocks, moins les exportations et les carburants fournis aux navires et aéronefs effectuant des transports internationaux. Elle est un indicateur de l’empreinte carbone intérieure.

Utilisation de gaz naturel (Sm3 par habitant)
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Pour rappel: Les Standard m3 sont exprimés à une pression de 1 bar et à 20°C. Par contre les Normo m3 sont exprimés à une pression de 1 bar et à 0°C.

Utilisation du gaz naturel dans les pays membres et observateurs du GECF (2010 -2019 | % Annuel)
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Utilisation du gaz naturel des pays membres et observateurs du GECF (2010 vs 2019 | Sm3 par habitant)
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Données macroéconomiques de l’Algérie

Indicateurs macroéconomiques de l’Algérie
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Algérie: Population et population active 2010 -2019 | Millions d’habitants
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Algérie: PIB et croissance du PIB 2010-2019 (Milliards de dollars américains courant et % annuel)
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Algérie: exportations et importations (biens et services) 2010-2019 (en milliards de dollars américains courants)
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Algérie: exportations et importations de biens et services 2010 vs 2019 (en milliards de dollars américains courant)
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Algérie: inflation des prix à la consommation (% annuel 2010-2019)
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lgérie: Utilisation du gaz naturel 2010-2019 (Sm3 par habitant)
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Réserves et Production

Réserves de gaz naturel prouvées (Gm3)
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Historique de production (Gm3)
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Algérie: Production annuelle de gaz naturel 2010-2019 (Gm3)
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  • Production brut: Production de gaz naturel associé et non associé humide ou sec à l’intérieur des limites, y compris les champs off et on-shore. Le gaz naturel associé est le gaz naturel produit en association avec du pétrole brut. Le gaz naturel non associé est du gaz naturel provenant de champs produisant des hydrocarbures uniquement sous forme gazeuse
  • Production commercialisable: Production brute moins réinjection, torchage (Flaring), retrait (Shrinkage) et autres pertes. Cette production est disponible pour être commercialisée sur le marché local ou pour être exportée. Elle varie de 44% (2010) à 51% (2019).
  • Réinjection: Volume de gaz traité par les usines de traitement de gaz non associées et les activités des champs, retourné à la formation souterraine pour améliorer le taux de récupération. Elle varie de 46% (2010) à 34% (2019).
  • Flaring (torchage): Volume de gaz torché ou évacué.Elle varie de 3% (2010) à 2% (2019).
  • Shrinkage : Réduction du volume du gaz naturel humide en raison de l’extraction de certains de ses constituants tels que les produits d’hydrocarbures liquides et d’autres.Elle varie de 6% (2010) à 12% (2019).
  • Autres pertes: Désigne la quantité de gaz directement utilisée par les installations en amont au niveau du périmètre du champ. 1% (2019).

Consommation intérieure et commerce

Consommation domestique de gaz (Gm3)
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Algérie: Consommation intérieure annuelle de gaz naturel 2010-2019 (Gm3)
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Commerce historique: exportations de gaz naturel 2010-2019 (Gm3 et Millions de tonnes)
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Algérie: Exportations annuelles de gaz naturel 2010-2019 (Gm3)
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Commerce détaillé de 2019: exportations de gaz naturel
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Transport et usines

Pipelines d’exportation de gaz naturel
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Flotte Algérienne de méthaniers
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Usines de liquéfaction
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A gauche la flotte de méthaniers GECF (2019) et à droite principales mondiales (2017)